Oui, le mois d'août sert à quelque chose ...

Oui, le mois d’août sert à quelque chose …

Vacances et lâcher prise 

Changer de rythme, changer de cadre de vie, voir d’autres personnes, nouer d’autres types de relations, avoir d’autres activités… voilà ce que nous sommes nombreux à faire en ce mois d’août. Avec plus ou moins de décontraction, plus ou moins de culpabilité, et en arrière-plan des questions comme : ai-je le droit de ne rien faire ? Ai-je le droit de me recentrer sur moi avant tout durant quelques semaines ? Ai-je le droit de faire passer le plaisir avant les obligations ?

La réponse n’est pas toujours si simple, et il peut être utile, comme souvent face à une question qui ne trouve pas de réponse immédiate, d’élargir son point de vue, de changer d’angle et d’approche.

« Etre sans » pour « Etre plus »

Ainsi, au lieu d’envisager cette période de vacances à l’aune de tout ce que je vais quitter, arrêter de faire, voire même perdre, pourquoi ne pas m’intéresser à ce que je vais découvrir, apprendre, gagner durant ces journées ?

L’étymologie est à ce titre tout-à-fait inspirante : le mot vacances vient du latin « vacare » qui signifie « être sans ». Car oui, je peux « être » sans faire, sans dire, sans montrer, sans posséder… Ce temps de vacances ne serait-il donc pas une invitation à « faire » moins, pour d’une part, « être » plus, et d’autre part, laisser de la place à de nouvelles expériences, que je n’ai pas l’opportunité de vivre dans mon quotidien ?

Donc ce temps de vacances est loin d’être un temps stérile. Nos anciens auraient parlé de jachère, d’un temps où la terre au repos se régénère, pour donner ensuite de meilleurs grains.

Le dictionnaire indique comme synonyme du mot vacance le mot disponibilité. Partir en vacances, c’est se mettre en disponibilité…

Mettre de la distance physiquement avec son quotidien en rejoignant un lieu de vacances permet aussi de mettre de la distance mentalement avec ses préoccupations. La place est alors libre pour d’autres relations, d’autres expériences, d’autres pensées…

Revenir plus riche que je ne suis parti

Je peux donc revenir de vacances plus riche que je ne suis parti ! Je reviens ressourcé par toutes mes rencontres et par les moments partagés avec ceux que j’aime. J’ai régénéré mon énergie en prenant soin de moi et de mes besoins :

  • physiologiques (j’ai dormi autant que mon corps en avait besoin, j’ai mangé en me faisant plaisir, j’ai goûté la caresse du soleil, du vent, de l’eau, j’ai fait fonctionner mes muscles…)
  • affectifs (j’ai partagé des moments de complicité avec mes proches, j’ai nourri des relations que je ne prends pas le temps de nourrir dans l’année, j’ai créé de nouveaux liens…)
  • d’appartenance (j’ai retrouvé ma tribu de coeur, j’ai fait partie d’un club, d’une équipe…)
  • d’estime (j’ai laissé parler mes talents à la pétanque, au barbecue, à l’animation de soirées conviviales, j’ai reçu des signes de reconnaissance de la part de mon entourage, j’ai enrichi ma collection de « choses dont je suis fier »…)

Et j’ai pu profiter de cette distance prise avec mon quotidien pour poser les choix qui me permettent de recentrer ma vie sur ce qui compte vraiment pour moi.

Cailloux, lentilles et sable

Illustrons cela par une métaphore :

« Un professeur de philosophie est debout face à sa classe et quelques accessoires sont disposés devant lui.
Quand le cours commence, sans un mot, il prend un vase et commence à le remplir avec des cailloux d’environ 5 centimètres de diamètre.
Il demande alors aux étudiants si le vase est plein. Ils répondent par l’affirmative.
Le professeur prend alors une boîte de lentilles et verse son contenu dans le vase. Il secoue légèrement le vase. Les lentilles remplissent bien sûr les espaces entre les cailloux.
Il demande aux étudiants si le vase est plein. La réponse est positive.
Le professeur prend un sac de sable qu’il verse dans le vase. Et le sable comble les trous.
Il demande une nouvelle fois si le vase est plein. La réponse est unanime – oui.
Le professeur attrape alors deux bières sous la table et verse leur contenu dans le vase, complétant ainsi l’espace libre laissé par le sable.
Les étudiants rient.
« Maintenant, dit le professeur, alors que les étudiants continuent à rire, je voudrais que vous considériez que ce vase représente votre vie.
Les cailloux sont les choses importantes : votre famille, votre partenaire, votre santé, vos enfants. Celles qui contribueraient à remplir votre vie si tout le reste avait disparu.
Les lentilles représentent les autres choses importantes comme votre travail, votre maison, votre voiture…
Et le sable correspond à tout le reste, les petites choses du quotidien…
Si vous mettez d’abord le sable dans le vase, il ne restera plus de place pour les lentilles ou les cailloux. C’est pareil pour votre vie. Si vous consacrez votre temps et votre énergie aux choses secondaires, vous ne pourrez plus vous occuper des choses importantes.
Soyez attentifs à tout ce qui est essentiel à votre bonheur : jouez avec vos enfants, amenez danser votre partenaire, il restera toujours du temps pour travailler, pour faire le ménage, préparer le dîner et tout ranger.
Considérez les cailloux, les choses vraiment importantes, avant tout le reste. Définissez vos priorités. Le reste n’est que du sable. »
Une des étudiantes lève la main et demande ce que la bière est censée représenter.
Le professeur sourit. « Je suis content que vous posiez la question. C’est pour montrer que même si votre vie semble bien remplie, il y a toujours de la place pour une bière ou deux ! ».

Partir en vacances pour mieux revenir à soi

Les vacances sont souvent un moment privilégié pour donner la priorité aux « cailloux » de notre vie. Mais si je ne le fais que durant ces 2 ou 3 semaines d’été, et que je passe le reste de l’année à remplir ma vie de sable et de lentilles en oubliant les cailloux, le bénéfice de mes vacances sera bien vite perdu.

Plutôt que de considérer les périodes de vacances comme des bouées, qui me maintiennent la tête hors de l’eau, pour quoi ne pas apprendre à nager toute l’année ?

Je peux profiter du calme de l’été pour décider, comme l’adulte que je suis, aux commandes de sa vie, comment tout au long de l’automne, de l’hiver et du printemps à venir, je vais donner la priorité aux cailloux de ma vie.

Cela vous semble impossible ? Je vous propose de suivre les 4 étapes suivantes :

  1. Choisissez un de ces cailloux, celui qui vous paraît le plus important pour vous aujourd’hui.
  2. De quoi avez-vous besoin pour que ce caillou occupe sa juste place dans votre vie ? Notez tout ce qui vous vient à l’esprit. Ne vous censurez pas, personne ne lira ce que vous écrivez, c’est juste pour vous !
  3. Parmi tout ce que vous avez noté, quelles sont les 3 choses simples que vous pouvez mettre en œuvre dès maintenant pour remettre ce caillou à sa juste place dans votre vie ? Entourez-les.
  4. Passez à l’action dès aujourd’hui sur ces 3 choses faciles qui vont vous apporter beaucoup de satisfaction !

Coaching et action 

Vous n’y parvenez pas seul ? Le coaching pour vous aider à passer à l’action.

Je vous souhaite un bel été, suivi d’un bel automne, d’un bel hiver et d’un beau printemps !

Marie Claire Demonchy 

 

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